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AMÉNAGEMENT| LES PESTICIDES

AMÉNAGEMENT| LES PESTICIDES

L’emploi de pesticides a pour but de protéger les cultures des insectes nuisibles, des herbes envahissantes et des maladies de plantes. Sans eux, des récoltes entières pourraient être détruites. Leur utilisation est très encadrée au Québec. Les producteurs agricoles savent qu’en plus d’assurer la viabilité de leur entreprise, ils doivent préserver l’environnement, la santé de la population et la salubrité des aliments

Aidant à assurer la qualité et la quantité disponible des fruits, des légumes et des grains, les produits phytosanitaires utilisés en agriculture (pesticides) doivent être autorisés par les agences gouvernementales. Santé Canada impose des limites quantitatives précises de traces de pesticides pouvant se retrouver sur les aliments. Au minimum, cette limite est 100 fois plus basse que le seuil de sécurité, voire 3 000 fois selon le pesticide. Les résidus présents parfois dans certains aliments sont très largement en deçà des seuils de dangerosité. D’ailleurs, le taux de conformité des fruits et légumes produits localement est plus élevé que celui des produits importés. En plus de ne pas pouvoir employer n’importe quel produit, l’agriculteur doit également respecter des distances entre l’endroit où il applique des pesticides et les bâtiments, les cours d’eau, les sites de prélèvement d’eau, les pistes cyclables…

Avec une utilisation parmi les plus faibles au monde, le Québec est un chef de file en ce qui concerne la quantité moyenne de pesticides appliqués. Selon le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, sur une période de 10 ans, on parle d’une réduction de 22 %. Les agriculteurs tentent de diminuer l’usage des pesticides en employant notamment des techniques de dépistage dans leurs champs, des rotations de culture et des moyens de gestion intégrée, c’est-à-dire qu’ils connaissent leurs plantations, les ennemis de leurs plantes et les alliés qu’ils peuvent trouver naturellement dans l’écosystème. Par ces techniques alternatives de prévention, de suivi et d’intervention, certains producteurs réussissent à réduire de façon importante l’utilisation de ces produits dits phytosanitaires.